• L'étrange balançoire

    C'est une histoire récente beaucoup plus longue que l'autre ! Même si le premier chapitre ne nous donne pas cette impression. Il n'est pas encore terminé, j'en suis au huitième chapitre. Et c'est LOIN d'être fini.

    Bonne Lecture !

  • Chapitre 1 :

    L’invitation :

     

    Johanna connaît le secret. Elle l’apprit par hasard un jour de pluie et de vent. Voila comment l’histoire commença...

    Johanna habite à Paris, avec son père, sa belle-mère et son frère John. Sa mère est décédée lorsqu’elle avait 5 ans. Maintenant, elle a 12 ans et va au collège LaFontaine, réputé pour ses professeurs stricts et sévères. Heureusement, sa meilleure amie Sarah est toujours là en cas de besoin. Johanna et Sarah se connaissent depuis le CP. Elles ont toutes les deux une manie très fréquente chez les filles de son âge : la mode. Elles mettaient TOUJOURS TOUJOURS TOUJOURS les mêmes genres d’habits mais pas les mêmes. Exemple : Elles mettaient toutes les deux une tunique et une ceinture mais pas les mêmes. Johanna était une fille assez mince, elle avait des cheveux blonds très longs, sans doute les plus longs de tout le lycée. Ses yeux étaient bleus-verts, mais plus tirant vers le vert. Johanna est secrètement amoureuse du beau Jean de la classe de 4e, mais de toutes les façons, comme elle dit, toutes les filles sont à ses pieds, alors...

    -Alors, quoi ?! Lui dit Sarah, vas-y, va lui parler, t’as rien à perdre ! Dis-lui n’importe quoi, je ne sais pas moi, un truc du genre...c’est dur la 4ème ?

    - Trop gamin ?

    -Tu sais que t’es beau ?

    -Non ! Je suis trop timide !

    -Tiens, regarde il vient vers nous !

    En effet, Jean avançait vers Johanna et Sarah. Il leur dit timidement :

    -Euh...C’est euh...pour ma boum pour fêter mes 14 ans, vous êtes invités toutes les deux ! J’espère que vous pourrez venir ! Bon...eh bien ! A+

    Dès que Jean eut tourné le dos, Johanna commença à sautiller de joie. Etre invitée à la boum du plus beau garçon de tout le collège, si ce n’est pas une chance ! Mais, on peut comprendre qu’elle soit amoureuse de lui...avec ses beaux cheveux roux et lisse, sa petite frange, ses tâches de rousseur et surtout ! Ses yeux bleus comme la mer, on ne peut pas lui résister.

    -Alors là voila ta chance de lui parler, il manque plus que la permission des parents. Donc, je viens te chercher vers 16h30 et on fait la route ensemble. OK ?

    Au mot « permission », Johanna frémit. Elle n’y avait pas encore pensé aux parents...

    -C’est bon t’as gagné, Sarah ; t’es la meilleure dans l’art de faire déprimer les gens...toute ma joie est partie lorsque tu as prononcé le mot « permission ». Mon père a prévu son fameux week-end en famille. Et avec les week-ends de papa, il ne faut pas rigoler. Il veut qu’on aille passer le passer aux Pyrénées. Aux Pyrénées, tu te rends compte, Sarah, aux Pyrénées ! Il veut me transformer en bergère ou quoi !?

    Elles éclatèrent toutes les deux de rire et Johanna oublia complètement la boum de Jean.

     

     


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  • Chapitre  2 :

    La dispute :

     

     

    En entrant à la maison, Johanna devait être la plus joyeuse des jeunes filles de tout le collège. Ce n’est pas rien d’être invitée à la boum de Jean ! Dès qu’elle franchit le seuil de la porte, elle monta directement vers sa chambre, prit son téléphone et appela Sarah :

    -Sarah ! Sarah ! S’il te plaît, Sarah, aide-moi !

    -Quoi !? Quoi ?! Qu’est-ce qui se passe !

    -Dis-moi, tu es spécialiste dans l’art de convaincre les parents ?

    -Oui, bien sûr ! Ah ! Ok, j’ai compris tu veux que je t’aide à convaincre ton père de te laisser aller à la boum de Jean, n’est-ce pas ?

    -Oui, c’est ça !

    -Donc, pendant le dîner, tu lui demandes.

    -Arrête, tu rigoles j’espère !

    -Bien sûr que je rigole, mais c’est vrai que c’est pendant le dîner que tu lui demandes, plus précisément pendant qu’il regarde son match de foot. Succès garantis !

    -Merci beaucoup, Sarah !

    Et au moment où Johanna raccrocha, une petite voix dit :

    -Trop cool ! Je vais le dire à papa !

    -John !

    John sortit de sa cachette et lui dit :

    -Et ouais c’est moi ! Bon, on va faire un marché, tu me donnes 2 euros et je me tais...

    -Sale gamin ! Non, je te donnerais pas 2 euros et toi tu vas te taire sinon je raconte à papa la fois où tu as creusé dans le potager.

    -OK...OK...je m’en vais...

    *

    * *

     

    Le père de Johanna, M. Sibour, regardait tranquillement le match de foot pendant qu’il dînait. Johanna choisit ce moment pour lui dire :

    -Papa, je peux te demander un truc...

    -Vas-y, vas-y

    - Est-ce que je peux ...

    - Elle veut aller à la boum de son amoureux pendant notre week-end en famille aux Pyrénées ! dit John, le petit frère de Johanna.

    - Jooooooooohn !! Tu avais promis de te taire !

    - Tu aurais dû me donner 2 euros, lui dit-il en tirant la langue.

    - Arrêtez de vous disputer tous les deux et expliquez-moi ce qu’il se passe ! cria M. Sibour

    - Elle veut te convaincre de reporter notre week-end en famille JUSTE pour aller à la boum de son amoureux.

    En entendant ces mots M. Sibour devint rouge de colère.

    -          Quoi ?! Johanna a un amoureux ! Qui a en plus eu le culot de l’inviter à sa boum ! Non mais, depuis quand des petites filles de 12 ans sont invitées à des boums, ou bien même ont des amoureux ?!

    A ce moment là, Susan, la belle-mère de Johanna, dit d’une toute petite voix :

    - Charles, calme-toi, Johanna est en âge d’assumer ses choix. Ce n’est plus un bébé, c’est une adolescente, et puis, on pourra le reporter notre week-end.

    -Ne m’interromps pas ! Alors où en étais-je ?

    -Tu étais en train de me gueuler dessus parce que j’ai envie de m’amuser un peu...et pour votre information Jean N’EST PAS MON AMOUREUX !!!

    Au fur et à mesure qu’elle prononçait ses mots, son père devint rouge de colère :

    -Tu n’as pas le droit de me parler sur ce ton!

    -Toi non plus !

    -Monte dans ta chambre !

    Tout en montant les escaliers elle soupira et dit :

    -Tu crois vraiment que ça va marcher avec cette punition de gamin...

    -Alors ce sera pire tu iras avec nous aux Pyrénées que tu le veuilles ou non !

    Elle soupira encore et monta dans sa chambre et ils l’entendirent tous trois claquer la porte.


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  • Chapitre 3 :

    La « trahison » :

     

    Johanna n’en revenait toujours pas de la réaction de son père. « Il faut que je raconte ça à Sarah » se dit-elle. Lorsqu’elle appela elle tomba directement sur la boîte vocale : « Bienvenue sur la boîte vocale du numéro 0... ». Johanna soupira (encore ?!) et tomba sur son lit. Pendant une minute, un quart d’heure, une demi-heure, elle resta dans cette position. Jusqu’à ce que  quelqu’un frappe à la porte.

    -Je n’accepte ni mon soi-disant père ni mon soi-disant frère.

    -Alors je peux entrer, dit Susan.

    Elle esquissa un sourire sans joie ; Susan s’assit à côté d’elle et lui dit :

    -Tu sais, je peux faire quelque chose pour t’aider...

    -N’importe quoi, n’importe quoi, qui puisse m’empêcher d’aller aux Pyrénées !!

    -Oui, justement, je peux te déposer  chez ta grand-mère, vendredi soir –c’est-à-dire demain soir- j’aurai tes affaires avec moi, et tu pourras dormir là-bas, en attendant la boum de ce fameux Jean.

    -Et papa...

    -Ton père, et bien, il sera un peu en colère, au début, mais quand je lui aurai expliqué, il comprendra et tu le trouveras de très bonne humeur dimanche.

    Johanna sauta au cou de sa belle-mère et lui dit :

    -Oh, merci, merci beaucoup !!!

    En sortant, elle se retourna et dit :

    -Au fait, la boum, elle commence quand ?

    -Elle commence à 18h et termine à 23h.

    Impressionnée, Susan siffla en ouvrant la porte, et sortit de la chambre. Johanna enfila un pyjama et s’endormit, le sourire aux lèvres.

    Le lendemain matin, elle se réveilla de bonne humeur, mais n’adressa quand même pas une parole ni à son frère, ni à son père. Arrivée au collège, elle raconta dans les moindres détails les évènements de la veille à Sarah, qui lui dit :

    -Et bien voila, tout est bien qui finit bien, tu va venir à la boum finalement, même si John a bien failli tout gâcher.

    Au moment où elle acheva ces paroles, la cloche sonna, ce qui annonça une journée de cours encore plus longue que les autres en attendant LE week-end.

     

    *

    *  *

     

    Susan arrêta la voiture dans un quartier chic du 5ème arrondissement.

    -Allez, Johanna, descends de la voiture, et rentre chez ta grand-mère. Et surtout, n’oublie pas de bien t’amuser à cette fameuse boum.

    -Merci. Bonne chance avec papa, ça risque de ne pas être facile...Au fait, tu m’as mis quelle robe pour la boum ?

    -Je te l’ai dit au moins dix fois ! Je t’ai mis la robe jaune avec des paillettes. OK ?

    Alors, maintenant, descends, ou je risque d’être en retard pour le grand départ.

    -Bon, au revoir.

    Puis, avant de rentrer, alors que la voiture de Susan devait être à plusieurs kilomètres, elle murmura, tellement doucement, qu’elle s’entendait à peine :

    -Merci beaucoup, je te remercie de tout mon cœur.


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  • Chapitre 4 :

    Souvenirs d’enfance :

     

    Lorsque Johanna entra chez sa grand-mère, elle la trouva occupée à préparer le dîner. Pour lui faire une surprise, elle se mit derrière elle, et cria :

    -Bouh !

    Comme sa grand-mère avait déjà remarqué sa présence elle dit :

    -Ca n’a pas marché cette fois !

    -Dommage, mais je t’aurai la prochaine fois.

    Elle alla dire bonjour à son grand-père qui regardait la télévision :

    -Bonjour, ça va ?

    -Bonjour, ma petite Johanna, j’avais vraiment hâte que tu arrives pour te montrer la surprise que l’on t’a préparé.

    En disant ces mots, il entraîna Johanna devant la porte qui donnait directement sur le jardin et lui banda les yeux. En avançant, elle sentit le parfum des roses et des iris, ses fleurs préférées. Lorsque son grand-père retira le bandeau de ses yeux, elle vit la dernière chose qu’elle s’attendait à voir : la balançoire de son enfance. En la regardant, un flot de souvenirs envahit sa mémoire. Elle revit la fois où elle apprit à se balancer toute seule, la première fois qu’elle était tombée...Cette balançoire avait toujours fait partie de sa vie ; jusqu’au jour où ils l’avaient rangé dans la cave, sans aucune raison apparente. Elle se souvient juste que c’était advenu une ou deux semaines après la mort de sa mère. Soudain, elle sentit une sorte de présence derrière elle comme si un fantôme se cachait dans son dos, mais il n’y avait personne aux alentours à part son grand-père et elle. Il interrompit le cours de ses pensées en lui disant :

    -Tu pourras te balancer à une seule condition : si tu vois que le vent commence à se lever et que la pluie commence à tomber, il ne faut surtout pas que tu continues à te balancer, arrête-toi, à ce moment-là.

    -D’accord, c’est promis.

    Elle ne prit pas au sérieux cette recommandation, ce qu’elle regrettera toute sa vie.


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  • Chapitre 5 :

    La disparition :

     

    -Ouaou, j’adore me balancer, c’est super génial !! Je sais, tu vas te dire que je suis beaucoup trop grande pour me balancer, mais bon, c’est quand même super génial !

    -C’est bien, mais n’oublie pas ce que je t’ai dit, il faut que tu t’arrêtes si tu vois que le vent se lève et que la pluie tombe, n’oublie pas, lui répondit son grand-père

    -C’est bon, j’ai compris, tu me l’as dit au moins dix fois !

    -Je sais, mais si je dis ça, c’est pour ton bien.

    Johanna continua à se balancer pendant une bonne demi- heure, jusqu’à ce que le vent se lève et que la pluie commence à tomber. Oubliant les recommandations de son grand-père, elle continua en se disant : « Ce n’est pas deux gouttes de pluie et du vent même pas capable de soulever une feuille qui  vont m’empêcher de me balancer ». Soudain, une grande rafale de vent réussit à faire chuter brusquement Johanna de sa balançoire. Le choc fut si fort qu’elle perdit conscience.

     

    *

    *  *

     

    Lorsque ce fut l’heure de dîner, la grand-mère de Johanna, Hélène, alla l’appeler. Quand elle se rendit compte (à travers la fenêtre) qu’il avait beaucoup plu, et donc qu’il y avait forcément beaucoup de vent, elle eut soudain peur. Peur qu’il arrive à Johanna la même chose qu’à sa mère. Avant de sortir, elle appela son mari, François, et lui dit :

    -Il a plu.

    Il comprit tout de suite ce qu’elle insinuait. Ils se ruèrent tous les deux dans le jardin, vers la balançoire. Elle était vide. Sans trop d’espoir, ils fouillèrent de fond en comble d’abord le jardin, puis la rue, et enfin le quartier, sans la retrouver.

    -Il faut se rendre à l’évidence, dit tristement François, Johanna a disparu, tout comme sa mère, il y a 7 ans.

    -Non ! Non ! Non ! Je continuerai à les chercher, toutes les deux, jusqu’à ma mort, dans le monde entier, s’il le faut. Je savais qu’il ne fallait pas ressortir cette fichue balançoire ! Je le savais, je le savais !

    Lorsqu’elle termina son discours, elle éclata en sanglots.

    -Voila, voila, il fallait bien que ça sorte après 5 ans.

    Ils restèrent ainsi pendant une bonne dizaine de minutes. Avec d’un côté Hélène qui pleurait la disparition de sa petite-fille et de l’autre côté François, qui consolait sa femme. Après s’en être remise, Hélène appela la police, sans trop de conviction, car s’ils avaient échoué la première fois, pourquoi réussiraient-ils la deuxième ?


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